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Laurence Anyways, chic mais too-much

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Grand et fastidieux retour du jeune mais déjà très célèbre Xavier Dolan avec ce Laurence Anyways d'une durée de 2h45. Troisième film, trois fois plus ambitieux, trois fois plus casse-gueule dira-t-on. Le jeune homme touche-à-tout (producteur, monteur, acteur parfois, réalisateur surtout), livre ici son film le plus adulte et le plus écrasant. Dès le tout début, rien ne nous est épargné de tous les tics habituels du prodige québecois qui se livre à une sorte d'onanisme sur tout ce qui marque habituellement son cinéma : ralentis, recherche du plan original, cadre très serré (le format 4/3 déroute). En l'état, c'est presque irrégardable tant le style foisonnant est surchargé et peine à accrocher sur la complicité du couple dont la moitié des dialogues sont étouffés par les musiques présentes. Bien heureusement, Dolan relâche peu à peu la pression et laisse respirer son film, traçant le cadre autour de ses deux acteurs principaux, au calme, et laissant peser le poids d...

The Dark Knight Rises : Explosif comme jamais

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Succès critique et médiatique de la Trilogie En 2005, Batman Begins sort au cinéma, mettant d'accord les batfans des premiers volets des années 90, la critique et les spectateurs lambdas sur le fait incontestable qu'il est un chouette renouveau pour un personnage qui avait déjà fait ses preuves par le passé, soit le célèbre Batman. Jusque là un peu boudé au profit des Spiderman et autres blockbusters à action lourde pour grand public, Batman Begins parvient pourtant à tirer la reconnaissance qu'on lui doit grâce au cinéaste Christopher Nolan qui entreprend de mettre en scène une aventure réaliste et sombre. Batman renaît alors de ses cendres avec un premier bon volet.  Puis nous voilà en 2008 où la surprise arrive, Nolan est attendu au tournant avec sa suite The Dark Knight.  Les batfans patientent grâce à un buzz gigantesque à coup de superbes affiches et de teasers en tout genre. La date de sortie approche, tout d'abord aux USA où la sortie est fixée au ...

Sigur Rós et leur projet artistique

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C'est le 26 mars que l'album Valtari  se révèle par un premier titre envoûtant au clip obscur, sorte de plan fixe aux couleurs changeantes durant lequel circule un bateau dans les airs. La date de sortie y est annoncée, le 28 mai, date du grand retour du groupe islandais dont le dernier album remontait maintenant à 2008. Quelle ne fut alors pas ma surprise en découvrant que le groupe choisit de développer un projet commun autour de ce nouvel album, sobrement intitulé " The valtari mystery film experiment ", dont le but consisterait à permettre à des artistes d'illustrer un titre de l'album par des moyens qui seraient les mêmes pour tous (10 000$). Le groupe exprime ainsi sur la page officielle du projet  : " Nous n'avons jamais songé à ce que résulte de notre musique une émotion pré-programmée. Nous ne voulons dire à personne comment se sentir ni ce qu'il faut en retirer. Avec les films, nous n'avons littéralement aucune idée de ce...

Prometheus, un Alien light

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On y est, 33 ans après le tout premier Alien , le nouvel oeuf tant couvé et tant attendu de Ridley Scott vient nous délivrer son tout nouveau bestiaire, affichant un désir certain du réalisateur de retrouver ce qui a fait son succès d'antan. Prometheus est-il donc la nouvelle référence de science fiction horrifique renouant avec le meilleur film de Scott ? Réponse garantie sans spoilers. Doté d'un budget colossal de 150 millions de dollars pour un film de science-fiction, ce Prometheus qui lorgne tant vers l'univers d' Alien sera à rapprocher de celui réalisé par James Cameron, tant ce qui prédomine est plutôt l'action que l'horreur pure. En l'état, Ridley Scott nous offre un divertissement véritablement haletant voire époustouflant dans ses images. Le budget conséquent est visible puisque les effets spéciaux foisonnants sont certainement ce qui s'est fait de mieux en SF ces dernières années, donnant ainsi un dernier coup de balai aux récents Star Wa...

Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ?

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  Un coup de coeur.  Le mépris , oeuvre connue et reconnue internationalement, à la fois grand livre d'Alberto Moravia (1954) et grand film de Jean-Luc Godard (1963), l'histoire d'un film qui se fait et d'un couple qui se défait comme on le présente souvent. Discorde dans un couple, réflexion sur l'Odyssée, mises en abyme multiples... Deux oeuvres admirables qui ont leur existence propre. Le titre de mépris est bien plus adéquat que ne le serait  la haine , il ne s'agit pas chez Moravia de souligner une opposition à l'amour mais bien plus de désigner l'indifférence portée à une personne, et donc ici le manque de considération d'Émilia envers son mari Riccardo qui grandit au fil des pages (les prénoms sont changés au profit de Camille et Paul dans l'adaptation). Le lecteur est alors plongé dans le situation de Riccardo, notamment dans le récit de Moravia qui n'est qu'états d'âmes successifs à la première personne entrecoupés de ...

Hunger Games, une battle vraiment royale

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Incroyable, celui que l'on attendait comme le nouveau Twilight (entendre par là : poule aux oeufs d'or destinée à attirer toutes les adolescentes dans les salles) se révèle riche et plein de surprises. Outre un box office qui s'envole et bat des records, pouvant laisser dubitatif, c'est finalement bel et bien une oeuvre méritante et exigeante qui nous est livrée. La réussite du film tient tout d'abord à son casting prestigieux, le réalisateur Gary Ross ayant choisi judicieusement la révélation de The Winter Bones et celle du  Secret de Terabithia. C'est donc Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson qui forment à l'écran un attrayant duo et permettent à la romance de fonctionner à peu près convenablement. C'est touchant, c'est mignon, évidemment cliché mais ça ne s'étale heureusement pas trop sur la trame principale, hormis vers la fin. Plus surprenant encore, si on prend l'exemple de la dame en rose ultra-maquilée -toute droit sortie d...

De la peinture digitale sur tablette

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David Hockney , célèbre peintre anglais né en 1937 et grande figure du pop-art post sixties, a choisi délibérément de faire de sa tablette tactile un nouveau support pour son art. Il affiche en ce moment dans une exposition à Londres ses peintures réalisées sur iPad, un résultat plutôt incroyable qui témoigne de sa grande passion pour la reproduction de paysages. Cela grâce à l'application Brushes (5€99). David Hockney, 74 ans, prouve ainsi que c'est un artiste moderne prêt à exploiter les nouvelles ressources offertes par la technologie. À une heure où le tout-numérique est en train d'envahir plusieurs domaines, le temps est alors à la découverte, l'adaptation, et l'exploration. Et en cela David Hockney est en terrain connu puisqu'avait commencé à peindre des fleurs sur iPhone depuis 2008, fleurs qu'il envoyait ensuite par sms/mail à ses amis " pour qu'ils reçoivent des Fleurs Fraîches  (titre d'une exposition précédente) chaque matins "...