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Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ?

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  Un coup de coeur.  Le mépris , oeuvre connue et reconnue internationalement, à la fois grand livre d'Alberto Moravia (1954) et grand film de Jean-Luc Godard (1963), l'histoire d'un film qui se fait et d'un couple qui se défait comme on le présente souvent. Discorde dans un couple, réflexion sur l'Odyssée, mises en abyme multiples... Deux oeuvres admirables qui ont leur existence propre. Le titre de mépris est bien plus adéquat que ne le serait  la haine , il ne s'agit pas chez Moravia de souligner une opposition à l'amour mais bien plus de désigner l'indifférence portée à une personne, et donc ici le manque de considération d'Émilia envers son mari Riccardo qui grandit au fil des pages (les prénoms sont changés au profit de Camille et Paul dans l'adaptation). Le lecteur est alors plongé dans le situation de Riccardo, notamment dans le récit de Moravia qui n'est qu'états d'âmes successifs à la première personne entrecoupés de ...

Hunger Games, une battle vraiment royale

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Incroyable, celui que l'on attendait comme le nouveau Twilight (entendre par là : poule aux oeufs d'or destinée à attirer toutes les adolescentes dans les salles) se révèle riche et plein de surprises. Outre un box office qui s'envole et bat des records, pouvant laisser dubitatif, c'est finalement bel et bien une oeuvre méritante et exigeante qui nous est livrée. La réussite du film tient tout d'abord à son casting prestigieux, le réalisateur Gary Ross ayant choisi judicieusement la révélation de The Winter Bones et celle du  Secret de Terabithia. C'est donc Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson qui forment à l'écran un attrayant duo et permettent à la romance de fonctionner à peu près convenablement. C'est touchant, c'est mignon, évidemment cliché mais ça ne s'étale heureusement pas trop sur la trame principale, hormis vers la fin. Plus surprenant encore, si on prend l'exemple de la dame en rose ultra-maquilée -toute droit sortie d...

De la peinture digitale sur tablette

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David Hockney , célèbre peintre anglais né en 1937 et grande figure du pop-art post sixties, a choisi délibérément de faire de sa tablette tactile un nouveau support pour son art. Il affiche en ce moment dans une exposition à Londres ses peintures réalisées sur iPad, un résultat plutôt incroyable qui témoigne de sa grande passion pour la reproduction de paysages. Cela grâce à l'application Brushes (5€99). David Hockney, 74 ans, prouve ainsi que c'est un artiste moderne prêt à exploiter les nouvelles ressources offertes par la technologie. À une heure où le tout-numérique est en train d'envahir plusieurs domaines, le temps est alors à la découverte, l'adaptation, et l'exploration. Et en cela David Hockney est en terrain connu puisqu'avait commencé à peindre des fleurs sur iPhone depuis 2008, fleurs qu'il envoyait ensuite par sms/mail à ses amis " pour qu'ils reçoivent des Fleurs Fraîches  (titre d'une exposition précédente) chaque matins "...

Lana Del Rey, de la passion à la désillusion ?

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PHÉNOMÈNE Toute la hype autour de Lana Del Rey a commencé par là : un clip nostalgique, une douce mélodie, une voix agréable, une allure vintage façon star hollywoodienne des années 1950, et tout le phénomène s'est emballé pour ne plus jamais retomber. Lana Del Rey, nouvelle icône populaire et véritable machine à buzz médiatique, venait de naître et d'envoûter des millions de personnes à travers le monde. Et alors même que la presse internationale commençait déjà à s'emparer du sujet, la nouvelle idole de youtube mettait en ligne  Blue jeans , nouveau tire avec un clip également dit fait-maison. On y découvrait alors plus en détail celle qui se présentait comme une  Gangsta Nancy Sinatra à l'univers lynchien. Tel un coup de foudre, Lana Del Rey attise les passions dès le début. Une fulgurance imprévue, une ascension aussi impressionnante que redoutable, et elle ne tardera pas à le savoir. Car si la jeune femme de vingt cinq ans a déjà séduit les oreilles et les coeur...

Take Shelter, foudroyant d'émotions

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Avec un passé lourd en récompenses, Take Shelter s'impose de festivals en festivals comme une claque qui touche un grand nombre de spectateurs, accumulant les trophées de meilleur film, meilleure réalisation, meilleur acteur, meilleure bande-son et autres prix célébrant des oeuvres risquées, personnelles et originales comme celle-ci. Alors oui, Take Shelter  se révèle maintenant chez nous en France comme une perle de ce début d'année et le réalisateur Jeff Nichols, dont il s'agit du second film, frappe fort, très fort. Pourtant, à la sortie de la salle, le sujet réel du film reste peu perceptible. Simple histoire de skizophrénie comme le suggèrerait la bande annonce, ou de tempête, voire d'apocalypse ? Des questions qui, peut-être, importent finalement peu. Jeff Nichols nous berce pendant deux heures de film au sein d'une famille modeste, simple et valeureuse. Le mari, interprété avec brio par Michael Shannon, dont le rôle fait écho à celui dans Bug de Fri...

Europe, la dernière chance ?

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Le 13 décembre à Strasbourg se tenait une conférence à l'École Nationale d'Administration dont le thème était l'Europe, conférence mais aussi débat principalement axé autour de l'ouvrage publié par Guillaume Klossa et Jean-François Jamet : " Europe, la dernière chance ? " disponible à la vente depuis le 9 novembre de cette année. L'ouvrage est porté par le think tank Europanova (créé en 2003) et propose un pacte européen autour de trois réflexions : la nécessaire réforme institutionnelle, la formation des élites européennes, la gouvernance économique et financière de l'Union Européenne. Pour Klossa, une des seules fois où les institutions ont fonctionné de manière fédérale, c'était dans le cadre du paquet énergie climat  proposée par la Commission Européenne et adopté le 12 décembre 2008 par les 27 états membres de l'UE. Pourtant la crise qui sévit depuis 2007 nécessite une dynamique collective. Selon lui, cela fait en effet plus d'un an ...

Drive, la pépite du moment

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Drive , l'oeuvre est dans tous les esprits de ceux qui reviennent de ce trajet dans les salles obscures. Un film dont le bouche à oreille s'agrandit au fil des jours, aidé par une presse unanime qui vante les mérites de la nouvelle bombe de Nicolas Winding Refn ( Pusher, Bronson ). Vendu comme un blockbuster de bagnoles pour ados façon Fast and Furious , que nenni, Drive s'avère un long-métrage avec un propos et un fond. Pour autant, ça n'en est pas moins un film musclé, sauvage, et surtout envoûtant. Tout le monde vous parlera alors de sa BO sensationnelle, vous plongeant dans de l'éléctro-pop des années 80 qui bous bouscule dès la première seconde du générique pour ne plus vous lâcher. Toute la première partie du long-métrage (celle où la romance s'élance, loin de la seconde moitié beaucoup plus brutale) est ainsi rythmée frénétiquement par des titres hypnotisants que vous écouterez pour sûr en boucle à la sortie du film. C'est simple, à chaque fois qu...